Charmant ce Pensionnat, très charmant ! Et si on allait voir de plus près ? - NON ! SURTOUT PAS ! Reculez ! RECULEZ J'AI DIT !!
 
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 Déjeuner à fleur d'eau [PRIVÉ : Charly A. Remen]

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Rivers Flow
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MessageSujet: Déjeuner à fleur d'eau [PRIVÉ : Charly A. Remen]   Ven 15 Oct - 19:31

[La honte a un nom et c'est celui de ce post T_T J'ai vraiment essayé de faire un post bien pour inaugurer le RP mais j'ai peur d'avoir un peu tout foiré iOi Désolé KK ><]

La tension est à son comble. Les yeux sont rivés sur les aiguilles, rivés sur les écrans fluorescents des téléphones portables consultés en cachette. Tous attendent, anxieux. Tous attendent le signal. La voix monotone, impatiente, continue de se déverser, mais personne n'écoute. On attend. On s'impatiente. Plus que quelques minutes... Quelques secondes...

Tic. Dix secondes. Battement de coeur. Les dernières affaires sont rangées, les sacs bouclés, prêts. Les manteaux s'enfilent. Neuf. On s'agite, on remue. Huit. Sept. Six. On en peut plus, on gémit, on se tient le ventre. Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un.

La longue sonnerie déchire le silence tendu. Il est midi, enfin ! Les élèves jettent leurs chaises contre les murs, c'est une cavalcade qui fait trembler le Pensionnat de l'Oculus au lac. C'est la course éffrénée pour rejoindre l'iceberg en premier. Les instincts primaus se réveillent, les Animaux se transforment pour aller plus vite, les Résineux utilisent leurs pouvoirs, les Végétaux, plus calmes, se partagent leurs légumes et leurs fruits. La foule se sépare en deux sur le passage des Schizophrènes. Les plus chanceux s'engouffrent enfin dans l'ascenseur, les autres s'arrêtent, dépités, dans la salle d'attente frigorifique.

L’ascenseur ralentit progressivement et, arrivé au terme de sa longue descente, s’ouvrit dans un chuintement pneumatique sur le restaurant scolaire et son panorama aquatique. Les portes laissèrent s’échapper un courant d’air froid et un troupeau d’élèves affamés qui rejoignirent la file du self à toute vitesse, préssés semble-t-il de remplir leurs assiettes de nourriture à l'apparence suspecte. La cantine était déjà bien animée, résonnant des conversations entremêlées des pensionnaires. Rivers Flow, enveloppé dans son manteau et son attitude hostile, sortit à son tour de l’habitacle qui manqua de se refermer sur lui, ce qui ne sembla pas le perturber plus que ça. Il se contenta d'émettre un sifflement méprisant et se dirigea à son tour vers la file.

Voyant qu'il passait devant tout le monde, des personnes tentèrent de protester, mais un regard noir de Rivers les fit taire. Le garçon ricana et bouscula un Résineux pour s'approcher des plats proposés. Son odorat surdéveloppé de baribal lui permit une rapide analyse de la masse gluante qui végétait dans les assiettes et une grimace de dégoût lui tordit les lèvres. L'ours noir attrapa une pomme et une pâtisserie, piqua celles d’un petit Végétal et chercha une table libre dans les environs. Manque de chance, toutes étaient plus ou moins occupées, et il voulait vraiment être seul. Il caressa l'idée de terroriser quelques pensionnaires de première année mais se résolu à rejeter ce projet : il avait suffisamment de problèmes comme ça.

Poussant un grognement impatient qui transforma certains visages riants en masque effrayés, il marcha vers le fond de la salle et finit par repérer une table un peu à l’écart, collée contre la paroi de glace, qui offrait une vue plongeante des abysses impénétrables du lac. En ce moment même, des petits poissons argentées faisaient des arabesques presque contre l'iceberg dans un ballet hypnotique. La seule occupante de la table, une jeune fille aux cheveux roux qui formaient une espèce de montgolfière au sommet de son crâne, semblait absorbée par ce spectacle marin. Quelques secondes de réflexion suffirent à Rivers pour identifier la pensionnaire : il s’agissait de Charly Remen, une Animale qui abritait le totem du corail. Il se souvint s’être moqué de ce totem au début, mais avait cessé de le faire en apprenant que Charly pouvait se régénérer et qu'elle produisait un redoutable poison urticant si nécéssaire.

Il posa son plateau en face de la jeune fille d'office et s’assis sur sa chaise dans une position décontractée, dos contre le mur transparent et pieds sur une autre chaise, puis se mit à éplucher une de ses pommes avec nonchalance. Il leva les yeux vers Charly et lâcha sur un ton relativement enjoué :


« Salut Charly. Quoi de neuf ? »

Sa propre question le surpris car elle était venue à ses lèvres de manière spontanée. En temps normal, jamais il n’aurait adréssé la parole à sa camarade, et surtout avec un ton aussi « amical ». Il haussa les épaules et se contanta de croquer dans son quartier de fruit pour se donner contenance. La fuite désordonnée des poissons attira son attention pile quand, des tréfonds du lac, surgit une forme sombre et peu engageante qui frappa la paroi de l’iceberg avec force. Rivers se redressa et repoussa sa chaise, crispé, puis s’affala contre le dossier de son siège.

« Dis donc, Charly le Corail, tu dois aimer ça, l’eau, non ? C’est pour ça que tu squatte cette table ? »

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MessageSujet: Re: Déjeuner à fleur d'eau [PRIVÉ : Charly A. Remen]   Sam 16 Oct - 12:22

[ Mdrrr !!! Vue ta déclaration je m'attendais au pire mais, vraiment, tu n'avais aucune raison de t'inquiéter ton poste est gé-ni-al ! En plus il m'a fait trop marrer, surtout le début hahahaha. C'était tellement bien que je me demande si je peux faire mieux. ]


L’Iceberg, vide, ressemble à un restaurant au milieu d’un paquebot, coulant lentement dans les abysses d’un océan, entraînant avec lui, une foule paniquée recherchant la moindre issue ou, attendant, pour les plus calmes, simplement les flots jaillir pour venir les chercher. Des flots guettant la moindre fissure, commençant une course, le plus rapide en sortira vainqueur. Chacun sa victime, chacun sa misère. Heureusement, ce n’est pas le cas. Ici, aucun risque. Les vitres sont blindées et le restaurant ne se trouve, non pas dans un paquebot, mais dans le cœur d’un de ces titans de glaces qui définissent le mot "Beauté".

Le plafond est si haut, si vaste, qu’un seul murmure suffirait pour atteindre le sommet. Lorsque la pièce est encore déserte, la résonance est telle qu’on se croirait au milieu de nulle part. Ici, c’est l’endroit rêvé pour les amateurs de solitude. Seule cette barrière vitrée nous sépare du monde aquatique, mais malgré elle, en regardant chaque poisson dans les yeux, on se sent flotter. L’odeur du salé semble alors envahir la scène, la vision des écailles étincelantes ravive nos sens et nous donne le sentiment de les caresser. Une sensation idyllique, mais rare à attraper. Si Charly a eut le privilège d’être ici avant tout le monde et de choisir sa place reine, c’est parce qu’en ce moment, sa classe est en cours de sport. Dispensée de tout travail physique, on la laisse vagabonder silencieusement dans l’enceinte de l’établissement, errer dans les endroits les plus vides.

Midi moins quart, il ne reste plus que quelques minutes avant que le bal ne s’ouvre. Chaque fois, c’est la même rengaine, l’impression d’être dans un paquebot où, les flots ne sont pas des bouchées de l’extérieur, mais la foule des élèves qui s’engouffrent ici comme si leur vie en dépendait. Midi, c’est l’heure où on ouvre les cages à fauves. Même si cette scène donne à être répugnante, Charly est impatiente, certes, elle profite de ses derniers instants de solitude en compagnie des animaux marins, savoure chaque danse et admire chaque écaille, mais s’il y a bien une chose que la petite rousse ne supporte pas, c’est d’être seule, dans une atmosphère silencieuse au milieu de tables et chaises vides.

Quelques secondes avant l’heure, les cuisiniers vinrent déjà étaler leurs plats, se préparant à l’avalanche. Dehors, les quelques poissons habitués avaient déjà filé, sachant à quoi s’attendre.

La sonnerie retentit enfin et, en moins de temps qu’il ne fallut pour le dire, la pièce était déjà bondée. Heureusement que sa table n’accepte que deux personnes, ça lui évite de se retrouver en face de quelqu’un d’indésirable étant donné que tout le monde mange par groupe de quatre, voir plus pour les plus sociables, moins pour les plus discrets. Dehors, c’était au tour des poissons argentés de parader derrière la vitre. L’un du groupe s’était en quelque sorte trompé de pas si l'on puit dire, ce qui amusa quelque peu la petite Charly qui esquissa un léger sourire. Absorbée par la suite, elle n’entendit même pas le plateau se poser en face d’elle, ce n’est que lorsque l’individu étranger se mit à parler qu’elle sursauta, ne s’attendant pas du tout à ce qu’on vienne à sa table.

« Salut Charly. Quoi de neuf ? »

« … » C’est ce qui sortit… ou plutôt ne sortit pas, de la bouche d’Andréa. Comme si son repas était menacé, tout à fait machinalement, elle ramena sa coupe de glace vers elle. Pas qu’elle n’aimait pas le menu du jour au point d'emporter un sorbet dans un iceberg, au contraire, les menus étaient plutôt alléchants... mais elle avait déjà bien assez mangé de légumes au cours de sa vie et voulait tout de même prendre quelques kilos pour ne plus avoir à se cacher sous sa couche de pulls et d’écharpes par 30°. Et puis, c’est marrant de manger une glace à la fraise en plein milieu d’un iceberg, non ?

Ayant déjà oublié la présence de l’étranger, elle allait se remettre à manger lorsque un grondement vint perturber le piaillement des gens. Les quelques ondes émises par cette source inconnue fit vibrer les couverts les plus fragiles et poussa Charly à relever la tête vers l’amas bleu. Tous les poissons avaient fuit. Ce fût anormalement calme, dans la salle, tout le monde s’étaient tus, ou presque, seuls quelques murmures demeuraient. Soudain, une silhouette de pachyderme surgit des tréfonds du lac et vint frapper la paroi sur toute la longueur avant de repartir en toute sérénité. Un long silence avant que le blabla ne se remette tout doucement.

Même si ce n’était pas la première fois que ce genre d’apparition s’attaquait, parfois accidentellement, au restaurant, elles étaient toujours impressionnantes et laissaient toujours le blindage de la vitre à désirer. En face, le garçon s'affala sur son siège. Ça avait été à son tour de sursauter. Amusée par cette réaction, Charly tenta de cacher son sourire derrière son pot de glace en détournant le regard. C’est mal de se moquer des gens… Mais parfois, on ne le fait pas exprès.

Après que la salle se soit remise à son ambiance d’origine et que la tension soit redescendue, la rouquine pût détailler à son aise la personne qui venait de pénétrer sur son territoire. Il était plutôt grand, la manière dont il portait son uniforme l’inquiéta soudainement. Il n’avait pas l’air d’un ange et sa taille n’arrangeait rien. Il voulait sûrement la raquetter ! Sur ses gardes, Charly se crispa et serra des poings, se préparant au moindre coup. Elle plissa des yeux pour tenter de faire sa méchante mais avant qu’elle ne puisse ouvrir la bouche pour sortir une phrase offensive, le jeune homme lui posa une question, ou une remarque, ou je ne sais pas trop quoi… Mais en tout cas, il connaissait son prénom ! Étrange… Charly ne semble pas se souvenir de lui… Elle hésita quelques secondes avant de lui répondre.

« Eh bien… Oui… Ca doit être ça… »

Ses mains ne pouvaient s’empêcher de jouer avec la coupe de glace, la faisant pivoter comme une toupie. La moitié de sa réponse était évidemment restée à l’intérieur de son crâne, des phrases du style : « Et je ne squatte pas cette table, c’est plutôt toi ! » Ou encore des… « On s’connaît ? Tocard ? Je ne crois pas t’avoir donné mon prénom ! Ni même la permission de l'utiliser ! » Et pour finir des « Je vois que tu connais mon animal ! Tu sais sans doute de quoi je suis capable hein ?! Alors tu ferais mieux de te trouver une autre victime à martyriser car là, tu t’es trompée de personne mon gaillard ! »… Malheureusement, ou plutôt, heureusement, elle était trop timide pour lancer des agressions verbales à quelqu’un qui lui avait à peine adressée 2 phrases…

« Et heum… Et toi ? Pourquoi tu viens ici ? Tu es tout seul ? »

Ou peut-être que c’était juste parce que ta table était la seule qui restait de moins peuplée très chère… Mais ça, ce n’était pas une possibilité qui avait jaillit dans son esprit. Attendant sa réponse, elle se pencha pour siroter sa glace qui commençait déjà à fondre. Elle le but un peu trop vite et le froid lui fit mal à la tête. C’était bête comme douleur, mais ça faisait si mal -presque pire que lorsqu’elle subissait une crise d’asthme- qu’elle ne pouvait s’empêcher de vouloir pleurer. Fermant les yeux très fort et grimaçant, la main sur la tête, Charly hoquetait comme une gosse qui venait de tomber.

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MessageSujet: Re: Déjeuner à fleur d'eau [PRIVÉ : Charly A. Remen]   Ven 5 Nov - 15:45

Le ventre de Rivers gronda de gourmandise quand celui-ci lorgna avec envie sur la glace à la fraise de Charly. Où l’avait-elle trouvée ? Il n’y en avait pas au menu ! Où alors il avait mal regardé… Bon sang, il avait une de ces faims. Ses doigts tambourinèrent sur la table, doigts qui se changèrent en une fraction de secondes en grosses griffes d’ours qui se plantèrent dans les fibres de bois recomposées, y laissant une marque profonde. Mais il croqua à nouveau dans sa pomme et détourna le regard. Les filles, il les rackettait un peu, mais celle-ci était malingre et avait l’air maladive… Dans un geste protecteur, elle ramena la coupe vers elle, semblant tenir aux quelques calories qu’elle pourrait assimiler en finissant sa crème glacée.

Mais il y eu l’apparition du monstre de l’autre côté de l’iceberg et l’Anglais faillit revenir sur sa décision quand il vit le sourire amusé de Charly. Elle tenta tant bien que mal de se cacher derrière son dessert et serra les lèvres pour arrêter de rire, comme si elle n’avait pas eu l’intention véritable de se moquer de sa frayeur. L’envie d’envoyer valdinguer la roussette à travers la vitre blindée et/ou de lui racketter sa sucrerie monta à la tête de Rivers : on verra qui rira quand les monstres aquatiques qui peuplaient le lac referont leur apparition… Mais non. On ne frappe pas une fille. Pour se donner contenance, il sortit une bouteille de whisky de sa poche de manteau et avala une gorgée pour se calmer, jetant malgré tout à la jeune fille son regard spécial « tu-continue-je-te-bute ».

Et elle réagit en conséquence… Où plutôt elle prit Rivers au dépourvu en se redressant et en crispant les points, les yeux plissés. Et bah ! Elle ne manquait pas de courage ! L’Ours était franchement bluffé de voir cette gamine asthmatique oser le défier… Même les plus balèzes évitaient ça. Mais une telle arrogance irritait un peu le garçon, habitué à se faire respecter et obéir. C’est alors qu’il lui posa sa question, et il sourit d’un air narquois devant la surprise qui se peignait maintenant sur le visage de Charly. Il avait vu juste : elle faisait partie de ces gens qui n’avaient pas l’habitude qu’on se soucie tant d’eux et de leurs pouvoirs… Et rien qu’une remarque les déstabilisait.


« Eh bien… Oui… Ca doit être ça… »

Gênée, la Corail de feu se mit à jouer avec ses mains, faisant pivoter la coupe de glace encore et encore, de plus en plus vite, menaçant de repeindre les alentours d’un superbe rose « fraise chimique », car la glace était de plus en plus attirée par les bords. Peu enclin à se voir multicolore (surtout que du rose… Beurk.), Rivers recula prudemment, choisissant un angle qu’il jugeait moins propice aux éclaboussures. Étrange comme cette Animale pouvait si vite changer de comportement… Pourquoi était-elle si timide et renfermée ? Ses pouvoirs étaient plus qu’impressionnants ! Pour lui, une personne qui se régénérait et produisait un poison brûlant par la peau, ça imposait le respect… S’il s’écoutait, il lui proposerait une alliance, mais il doutait que Charly accepte de se joindre à lui pour semer la terreur.

« Et heum… Et toi ? Pourquoi tu viens ici ? Tu es tout seul ?
- Je… Euh… En qu… En quoi ça te regarde ?! »

Rivers avait presque crié. Il refusait de l’admettre, mais même son copain Rinji l’avait plus ou moins lâché aujourd’hui… Toutefois sa colère se noya en voyant Charly se mettre à pleurer, une main sur le crâne, gémissant à cause du froid de la glace qu’elle avait avalé trop vite. Et le problème, c’est que Rivers n’aimait pas voir les filles pleurer. Les mecs ça allait, souvent ils brayaient parce qu’il les tabassait… Mais on ne tape pas une fille ! Et on ne la fait pas pleurer non plus ! Mal à l’aise, le baribal gigota sur sa chaise avant de se pencher pour poser une main sur le front de la jeune fille :

« Arrête de pleurer. Pense à autre chose. Tu… Tu veux de la gnôle ? Un biscuit ? Attends, j’vais demander une aspirine ! Et ces connards qui continuent à hurler…»

Il se leva en bousculant sa chaise et poussa un nouveau grognement sourd qui fit retomber les conversations. Mais encore trop de gens papotaient, alors il lança d’une voix forte et menaçante :

« Vos gueules ! Y a une fille ici qui a mal à la tête, alors apportez-moi une aspirine et baissez le volume ! »

La salle devint aussi silencieuse que lors de l’apparition du monstre aquatique et plusieurs personnes se levèrent rapidement pour tendre craintivement un sachet de Doliprane à Rivers, qui en arracha un des mains d’un petit Végétal qui poussa un cri et courut vers sa table, rejoint par les autres. Le jeune homme ouvrit le sachet et le versa dans le verre d’eau de Charly, puis le remua avec son canif avant de lui tendre :


« Allez, avale ça et arrête de chouiner. »


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MessageSujet: Re: Déjeuner à fleur d'eau [PRIVÉ : Charly A. Remen]   Ven 5 Nov - 18:06

De la gnôle ? Charly a-t-elle vraiment une tête à prendre de l’eau-de-vie ? Des biscuits par contre… Elle n’aurait pas refusé. En revanche, la main sur le front ça la mettait mal. Elle eut un mouvement de recul vraiment très instinctif, c’est extrêmement rare que les gens veuillent la toucher, d’abord parce que son corail est connu dans les plages pour provoquer des douleurs atroces et ensuite parce que Charly est le genre d’ermite qui campe dans un trou et qui joue aux jeux vidéos jusqu’à mort s’en suive. Quand le type se mit à gronder la salle en réclamant une aspirine, la petite rousse se sentit soudain extrêmement gênée. Ce n’était qu’une douleur éphémère. Ce n’est vraiment pas la première fois qu’elle se fait avoir ainsi par une glace… Le temps que l’aspirine lui arrive sous le nez, elle n’aura déjà plus mal. En plus, il venait de touiller dans son verre avec un canif.

« Je ne suis pas vaccinée contre le tétanos.. »

Alors ça, c’était aussi très instinctif ! Vraiment ! Tout de même, elle le remercia d’un vague hochement de tête et se figea devant l’eau trouble, blanchie par le médicament. C’est normal qu’il y ait une âme errante dans son eau ? Ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas prit de médicament à diluer dans l’eau, maintenant, elle se souvient pourquoi. Cette buée blanche qui s’étale lui rappelait l’encre qu’un poulpe crache dans l’océan. Les… Poulpes ! Cet animal à 8 pattes, comme les araignées, visqueux comme tout, comme les araignées, Charly ne peut se les voir en image ! C’est comme les arachnophobes version poulpe. Les araignées ne lui font pourtant aucun effet… Elle pourrait prendre ces petits insectes dans ses mains sans ressentir la moindre peur… Mais regarder un poulpe, c’est comme regarder un film d’horreur. Rien que leurs yeux lui paraissent menaçants ! Et là ? Là elle se trouve en face d’un de cet horrible résidu que provoque ce genre de mollusque tout flasque ! Et on dit qu’ils sont intelligents ?! Haha la bonne blague… Sérieusement, c’était trop pour elle… Même en se forçant, impossible d’approcher ce liquide blanchâtre. Elle leva les yeux fébrilement et voulu faire ses excuses en avouant qu’elle n’avait, maintenant, plus aucune douleur à la tête mais… Le regard de son interlocuteur était si imposant qu’elle ne pût extirper qu’un faible soupir avant de se remettre à la tâche : Boire son aspirine ! Après tout, maintenant, elle en aurait bien besoin…

Inspirant un grand coup, elle attrapa le verre, le serra si fort qu’elle le casserait presque, le porta à ses lèvres, ferma les yeux très fort et retint sa respiration avant d’ingurgiter le liquide… Ce qu’elle ne fit, en fait, pas vraiment… Avant qu’elle ne puisse sentir l’eau du bout de la langue, elle fut prise d’un énorme fou rire nerveux. Le stress sans doute… Quoiqu’il en soit, tout à fait involontairement, en riant dans le verre, la moitié fût éclaboussée principalement en face… Sur le jeune homme… Avec un peu de chance, son animal ne craint pas l’eau ? Lorsque sa main s’était transformée, Charly avait un peu sursauté mais elle crût y reconnaître la patte d’un ours noir… Malheureusement, elle avait beau cherché dans les fins fond de sa mémoire, aucune donnée sur ce mammifère.

Le flot d’eau mélangé à l’aspirine avait littéralement aspergé le jeune baribal. Charly, de son côté, ne savait plus vraiment où se mettre… Elle savait qu’elle ne craignait pas vraiment grand-chose grâce à ses pouvoirs mais la salle commença à devenir plutôt silencieuse… Si pas carrément pour tout dire… Seulement… Même si elle était terriblement honteuse de ce qui venait de se passer, reprise dans un nouveau fou rire, Charly dût plaquer ses deux mains sur sa bouche pour étouffer son hilarité. Ce n’est pas de sa faute, cette scène ressemblait à ce qui se passait dans les films. D’ailleurs, dans ceux-ci, la personne concernée est censée se lever, s’essuyer le visage avec une serviette qu’il jette brutalement sur la table, trucide du regard et s’en va avec classe, entre les tables. Malheureusement, ici, il n’y avait pas de serviettes aux alentours et ça l’étonnerait fortement que le gars jette l’éponge –ou la serviette- si facilement…

Tentant, tant bien que mal, de se faire oublier, Charly tendit sa coupe de glace et chercha dans ses affaires un paquet de mouchoirs. Avec son asthme, elle devait sûrement en avoir la tonne. Après avoir bien fouillis le tout de fond en comble, elle finit par en trouver un, le lui tendit tout en se levant, tout en tirant sur son pull à l'aide de son autre main, prête à partir, attendant tout de même qu’il lui rende son paquet -ou plutôt qu'il le prenne, ce paquet- tout en réfléchissant à une phrase d’excuse du style « Flûte alors, je dois filer ! » ou encore « Ah c’est bête, je dois y aller, j’ai cours… » Mais un truc un peu plus correct et qui tienne mieux la route…

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MessageSujet: Re: Déjeuner à fleur d'eau [PRIVÉ : Charly A. Remen]   Mar 16 Nov - 13:18

La phobie des aspirines, Rivers ne connaissait pas. Aussi fut-il surpris par la réaction de Charly, qui se figea devant le verre d’eau blanchâtre. Il avait laissé passer sa remarque acide sur le tétanos, elle n’allait pas en remettre une couche avec cette saleté de médicament ! Le Corail grimaça, leva un regard paniqué à l’Anglais qui se contenta de poser sur elle ses yeux froids et durs. Sa sympathie commençait à fondre comme neige au soleil et l’impatience qui grandissait en lui entraînait une irritation mal contenue. Andréa du comprendre car elle poussa un petit soupir résigné et reporta son attention sur son verre.

La jeune fille avait vraiment l’air perturbé par le médicament, mais la peur de Rivers était plus forte. Retenant son souffle, elle approcha le verre de ses lèvres, ferma les yeux et…

Éclata de rire.

Elle se mit à glousser de plus en plus fort, un rire jaune de panique et de stresse qui la secoua. Le verre lui glissa des mains et se renversa violemment, aspergeant de son contenu Rivers qui se leva d’un bond en grognant de manière peu rassurante. Tremblante d’hilarité, tentant de calmer son fou rire nerveux, Charly prit un air inquiet et désolé plissé de rire et s’excusa fébrilement, lui tendant des mouchoirs pour qu’il s’essuie et prononçant des mots entrecoupés de hoquets. Mais le baribal n’écoutait plus et commençait à voir rouge. C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase (c’est le cas de le dire) ! Il eu juste le temps de se rappeler la règle sacrée (« On ne frappe pas une fille ! ») avant d’abattre sa main sur la table de toutes des forces.

La cantine devenue silencieuse résonna du bruit d’explosion. Le meuble éclata en son milieu, projetant des morceaux de bois partout, les deux parties se soulevèrent avant de retomber dans un vacarme effrayant de bois et de métal froissé. Rivers n’avait pas souffert du choc, et pour cause : de l’épaule au bout des doigts, son bras était devenu celui d’un ours noir. Un bras puissant, musclé, lourd, couvert de poils drus couleur d’ébène et terminé par une grosse patte aux griffes acérées. Le choc se répercuta dans les murs, faisant vibrer l’air pendant quelques secondes.

Charly avait toujours le bras tendu, serrant dans sa main le paquet de Kleenex, l’air hébété. Un hématome sur sa tempe commençait à se résorber rapidement grâce au pouvoir de régénération de l’Animale. Rivers lui arracha le paquet et le déchira en deux, puis donna un coup de pied dans les deux morceaux de table qui s’envolèrent et traversèrent la salle pour aller s’écraser contre le mur du fond. Plus personne ne parlait. On pouvait presque entendre les battements de cœur des élèves. Plus personne n’osait émettre le moindre son, effectuer le moindre mouvement. On attendait la punition de Charly comme les Romains attendaient jadis la mise à mort du gladiateur par le tigre.

La sonnerie retentit, déchirant le silence de sa stridulation mécanique. Dans un brouhaha de chuchotements effrayés, de chaises repoussées et de plateaux débarrassés, les élèves prirent d’assaut l’ascenseur et en clin d’œil, il n’y eu plus personne dans la salle. Rivers avait retenu Charly par le bras quand celle-ci avait voulut s’esquiver. La peur se lisait sur le visage du Corail, qui avait compris que ce n’était pas un poison irritant qui allait faire peur au garçon, qui de toute manière la retenait par une manche. Le baribal ouvrit la bouche, mais repéra du coin de l’œil un groupuscule de personnes voulant assister à la raclée que prendrait Andréa. Des ennemis à elle, sûrement. Un grondement sourd les fit décamper, les visages livides de terreur et les regards coléreux.

Rivers fit s’asseoir la roussette et prit place devant elle. Il se racla la gorge et marmonna :


« Ouais… Bon, euh… Je m’excuse. Je me suis un peu emporté. T’as de la chance d’être une fille, si t’était un mec je t’aurais déjà étripé... »

Puis, repensant au groupe de tout à l’heure, il ajouta :

« Si ces connards t’embêtent, préviens-moi. On s’en prend pas aux filles, surtout si elles ont la crève comme toi. T’as compris ? Surtout recommence pas à m’asperger et ne répète cette conversation à personne, sinon tu deviendra l’exception qui confirme la règle. »


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MessageSujet: Re: Déjeuner à fleur d'eau [PRIVÉ : Charly A. Remen]   Mar 16 Nov - 20:00

Plus jamais, Ô grand jamais Charly ira lui chercher les poux, dorénavant, à ce type... Elle s'attendait à ce qu'il râle un peu, pas plus, seulement il avait littéralement détruit la table et déchiqueté son paquet de mouchoir. La petite ne manqua pas de sursauter un grand coup, s'attendant à ce qu'il pète un câble et se jette contre la vitre tentant de s'échapper par l'eau glacée avant de se rendre compte que la vitre ne soit blindée et qu'il s'éclate dessus plus qu'autre chose... A vrai dire, la possibilité qu'il s'attaque à elle lui était très peu probable... Cependant, plus la scène évoluait, plus elle se mit à délaisser la possibilité que ce gars se fracasse le crâne contre la vitre blindée et décide plutôt de tester l'efficacité du pouvoir de régénération de Charly. Encore choquée par ce qu'il venait de faire à son paquet tout neuf, elle était restée figée, tel un corail qui s'assècherait suite au stress du changement de son environnement.

Finalement, la sonnerie retentit comme des cloches venant de fêter la naissance de Dieu ! Li-bé-ra-tion ! Elle voulut remettre la chaise sous la table en tant qu'élève bien polie qu'elle était mais se rappela qu'il n'y avait plus vraiment de table et se contenta d'enfiler son sac et de se barrer de là le plus vite que possible espérant que le sondage qui expliquait que la mémoire des visages était très, vraiment très médiocre, soit véridique et que l'ours l'ait oublié d'ici quelques heures. Seulement, elle sentit un force astrale attraper sa manche et la tirer à l'écart de la foule. Elle ne comprit qu'une fois que la vague d'élèves se soit dissoute dans les ascenseurs que c'était le gars qui l'avait tiré par le bras. Il devait pas être si bête que ça car il avait prit la peine de n'agripper que la manche, prenant soin d'éviter tout contact avec sa peau. En constatant ce détail, Charly ne pût s'empêcher de se mordiller les lèvres, cherchant une possibilité d'auto-défense. Même si ses blessures se guérissaient plus vite qu'à la normale, voir instantanément pour les plus légères, ça ne lui épargnait pas la douleur et s'il la frappait, elle n'oserait sûrement plus jamais regarder un scanner de sa tête après coup -si on pourrait encore y déceler la structure d'un moindre crâne aux rayons X-...

Heureusement, il n'y aura pas besoin de trouver un système d'auto-défense à distance que le baribal sembla se calmer et lui expliqua qu'il ne frappait pas les filles. La suite, Charly n'y prêta pas vraiment attention. Elle s'était seulement focalisée sur le "Je ne frappe pas les filles". Vraiment ? Intéressant... Vraiment très intéressant. Ça veut dire qu'elle pouvait lui faire tout ce qu'elle voulait sans risquer la moindre écorchure ? A-bso-lu-ment-tout ?! Lorsqu'elle reprit le fil de la discussion, elle n'arriva qu'à partir du " tu deviendra l’exception qui confirme la règle " Heu ? Elle a raté un chapitre ? De quoi ? Comment ? Où ? Pourquoi ? Elle aurait mieux fait de rester attentive ! Maintenant, si elle lui demandait de répéter ce qu'il venait de dire parce qu'elle n'avait pas écouté, elle deviendrait cette dite exception... Elle se contenta de hocher la tête, faisant semblant d'avoir tout comprit malgré le fait qu'elle n'ait strictement, ou presque, rien écouté et se releva aussitôt. Il avait sonné depuis une bonne dizaines de minutes et, même si elle ne savait pas quel cours elle avait ensuite -certainement gymnastique encore- il valait mieux pour elle de décamper sec espérant surtout de ne pas le recroiser dans les couloirs.

Une seconde fois, elle empoigna son sac, l'enfila, fixa le type dans les yeux cherchant un truc à dire pour ne pas lui envoyer un vent...

« Ouais heu... Ça ne fait rien man, ce sont des trucs qui arrivent... Bref... Je file, j'ai sport là. »

Le cours de sport, c'était la première chose qui lui était venu à l'esprit. En fait, elle n'en avait fichtrement aucune idée de son heure suivante et, de toute façon, même si c'était vraiment cours de sport, elle en serait dispensée étant donné qu'elle n'est pas vraiment apte à faire le 100 mètres... Rapidement, elle se faufila entre les tables et chaises en désordre à cause de l'agitation, arriva face à l'ascenseur et appuya sur le bouton. En attendant que celui-ci ne descende -ce qui risquait d'être plus long que prévu- elle s'étira les bras et se rendit compte que les lumières sur le clavier ne s'étaient même pas allumées. Un peu perturbée, elle appuya une seconde fois sans plus de succès et pianota sur toutes les touches et comprit que là, elle faisait face à un énoooorme problème : l'ascenseur était en panne... Ça arrivait fréquemment, pas étonnant, dans un tel endroit... Mais jamais pendant les heures du midi... Et là, ça tombait vraiment mal.

N'osant pas l'avouer, la p'tite se tourna vers le baribal et s'adossa contre le clavier, histoire de masquer un peu la panne, faisant genre : j'attends que l'ascenseur descend, c'tout.

« Tiens, tiens, au fait, je ne sais toujours pas comment tu t'appelles... »

Bien que sa tête lui dise quelque chose, elle se tordait le cerveau dans tous les sens, tentant de retrouver la moindre indication à son sujet jusqu'à ce que... Çaaaaa y eeesst !! Elle se souvient maintenant ! C'était lui le type qui venait de casser une dent au petit geek quelques jours plus tôt non ? Elle se redressa, fière de son brin de souvenir à propos de lui.

« C'était pas quelque chose comme Riv... Raven... Rivière ? Ou un truc dans le genre ? »

Ça commençait par 'r' et il y avait un 'v' dedans, ça, elle en était sûre et certaine... Mais Andy' et les prénoms... Ça fait quatre-cent-six-milles-milliards-de-milles-sabords. Après avoir dit sa connerie du jour, elle se radossa tranquillement sur les portes de l'ascenseur qui s'ouvrirent sans prévenir. Elle bascula en arrière mais eut le réflexe de se rattraper au rebord et vit le vide défiler sous elle. Ah ça, elle n'aurait jamais imaginé qu'il y avait encore de l'altitude sous ses pieds... Bon, belle vue, certes, mais elle n'avait pas que ça a faire, d'admirer des tuyaux et des tuyaux plonger dans les abysses souterrains. La petite rouquine se balança de gauche à droite pour prendre de l'élan et s'élancer vers l'autre bout de la porte, histoire d'avoir deux appuis et se faufiler entre la petite issue par laquelle elle était passée au travers. L'écartement était fort étroit, il n'y avait bien qu'elle qui pourrait traverser mais un peu claustro', elle ne voulait pas rester une seconde de plus dans cet endroit.. Enfin les pieds sur un sol stable, elle mit ses deux mains derrière la tête en contemplant la qualité de la situation... L'ascenseur déconnait vraiment, elle était seule au milieu d'une pièce hermétique en compagnie d'un type dont elle n'est même pas sûre de l'animal-totem mais qui, heureusement, ne frappait pas les filles, et il n'y avait aucune possibilité d'échappatoire si ce n'est que ce petit trou menant certainement vers la surface. De toute façon, un ours serait trop gros pour passer, la belle affaire... Elle garde cette issue pour plus tard, en cas de nécessité.

Bref, une sale posture, il fallait l'admettre, Charly se tourna vers lui, l'air tout à fait serein du style : c'est normal, c'est normal, ça arrive man...

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MessageSujet: Re: Déjeuner à fleur d'eau [PRIVÉ : Charly A. Remen]   Mar 23 Nov - 14:44

Bon, et bien, cette journée n’était pas à proprement parler une journée réussie… Il avait été trempé, nargué par une gamine, il avait explosé une table (ce qui lui vaudrait une sévère punition) et son estomac criait famine. Et maintenant QUOI ?! Un ascenseur en panne. Dès qu’il en aurait l’occasion il porterai plainte contre Emonalis ! Il allait devoir attendre on-ne-sait-combien-de-temps avant que quelqu’un se rende compte de son absence et de celle de Charly. Et encore… À en croire la jeune fille, elle vait sport : et vu sa maladie, elle était dispensée, donc son absence ne semblera pas étrange. Et pour lui… Euh… Disons que ce serait plus une présence à un cours qui serait remarqué. Le genre d’évènements extraordinaires qui resterait dans les mémoires pour des années. Il n’avait plus qu’à patienter… Le fait d’être bloqué dans un iceberg, environné de litres et de litres d’eau, n’était pas fait pour le rassurer. Ses cheveux se hérissèrent dans sa nuque et une sueur froide coulait dans son dos. L’ours noir n’est pas du tout un mammifère marin… Charly ne craignait rien, elle, son animal était le corail… Mais lui ? Il préférait ne pas y penser.

Charly continuait à tapoter sur le clavier éteint et fini par renoncer. Apparemment persuadée que Rivers n’avait pas remarqué la panne d’ascenseur, elle s’adossa aux portes froides et métalliques et lui demanda son nom. Hein ? Elle ne le connaissait pas ? Il était pourtant LE caïd de l’école… Son nom était connu et craint de tous ! Tout du moins, il le croyait. Jusqu’à présent. Il allait lui répondre d’une superbe tirade qui lui apprendrait à connaître son nom quand la petite le devança. Rivière ? RIVIÈRE ? De un, c’était Rivers, à l’anglaise et deux, COMMENT ÉTAIT-ELLE AU COURANT ? Bon sang, tout le monde l’appelait Kevin, personne ne savait pour Rivers.

Il allait lui faire ravaler son insolence quand les portes de l’ascenseur s’ouvrirent d’un coup. Charly bascula dans le vide mais ses mains s’agrippèrent au dernier moment aux battants de la porte. Rivers se précipita en avant et la tira en arrière. L’espace libéré était très étroit, lui n’y rentrerait pas, mais Andréa, fine et chétive, passait parfaitement. Un peu de plus et elle faisait le grand saut… Car il n’y avait aucune cabine de l’autre côté. Rien qu’un grand espace vide qui descendait encore très bas, un précipice de câbles et de tuyaux qui serpentaient sur les murs de béton. Un abîme souterrain et métallique, comme la gorge noire d’un monstre d’acier… L’ours frissonna. Mais c’était la seule issue…

Il dit au corail de s’éloigner et se transforma. Son corps se voûta, se gonfla et se couvrit d’une épaisse fourrure noire comme la nuit. Ses mains et ses pieds s’étirèrent et se garnirent de griffes énormes. Sa tête s’étrécit, son visage s’allongea. Ses os décuplèrent de volume, ses muscles s’épaissirent, ses organes se transformèrent. Lorsqu’il retomba à quatre pattes, il était un baribal, de la truffe humide à la petite queue ronde. Avec un grognement, il se redressa et se laissa tomber de toutes ses forces contre les portes de l’ascenseur. Ses pattes avant se glissèrent dans l’interstice et poussèrent. Avec un grincement, les battants métalliques tremblèrent et s’écartèrent de deux, trois, dis, quinze, trente centimètres. Rivers retomba, épuisé, et reprit sa forme humaine en clin d’œil. Ses habits, englobés dans la métamorphose, n’avaient pas souffert. Et désormais, il pouvait passer.

Il reprit son souffle pendant quelques minutes et se tourna vers Charly :


« Bon… Je te propose quelque chose. Je suis un baribal, et les baribals sont très forts en escalade. Je vais donc essayer d’escalader les parois de la cage d’ascenseur… Tu es légère, alors est-ce que tu veux que je te porte avec moi ? Tu peux aussi attendre là hein… »


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